A travers le programme de résidence “Villa Saigon”, l’Institut français du Vietnam crée une passerelle entre la jeune création contemporaine française et la scène culturelle vietnamienne, en invitant chaque année une douzaine d’artistes français à développer un projet de création en partenariat avec un acteur culturel local.

Les résidences durent d’un à trois mois et doivent déboucher sur une forme de restitution au public. L’Institut français du Vietnam fournit un appui logistique et financier (aide à la production, allocation de vie) aux résidents, qui sont accueillis dans de grands appartements proposant des espaces de travail, au sein de l’immeuble de logements diplomatiques du consulat général.

Un appel à candidatures, ouvert à toutes disciplines artistiques confondues, est publié en début d’année pour une résidence l’année suivante. Le jury est constitué de personnalités et de professionnels français et vietnamiens, présidé par le Consul général de France à Ho Chi Minh-Ville.

A partir de 2019, le programme s’enrichit d’un partenariat avec A.Farm, un nouvel espace “incubateur” de talents émergents, dédié aux arts visuels.

La Villa Saigon bénéficie du soutien de la Fabrique des résidences de l’Institut français.

En 2019, 12 artistes et collectifs ont été sélectionnés par notre jury franco-vietnamien. Nous avons le plaisir d’initier une nouvelle formule de résidence dédiée aux arts visuels avec notre partenaire A.Farm.

Vous pouvez découvrir les artistes et consulter leurs projets dans cette brochure.

Thierry Thieû Niang

Thierry Thieû Niang est danseur et chorégraphe. Il a été instituteur, psychomotricien en France et à l’étranger, avant d’être formé en danse notamment auprès de Renate Pook, Douglas Dunn et Julyen Hamilton. Ses créations ont été présentées à l’Opéra de Lille, à la Gaïté Lyrique, à l’Opéra National de Paris, au Festival d’Avignon et au Théâtre National de Bretagne, entre autres.

Thierry Thieû Niang associe à ses projets de création autant des artistes de différentes disciplines, notamment Patrice Chéreau au théâtre, que des amateurs enfants, adolescents, seniors, des détenus ou encore des personnes autistes. En 2017, il est filmé par Valeria Bruni Tedeschi lors de son intervention au sein d’un service gériatrique. Rapidement, la caméra se recentre sur une patiente, Blanche Moreau, qui tombe amoureuse du danseur : le documentaire Une Jeune fille de 90 ans a reçu un immense succès lors de sa diffusion en France.

En résidence à Ho Chi Minh-Ville, Thierry Niang mènera des ateliers de création chorégraphique avec différents publics : lycéens, étudiants, seniors ou danseurs, vont travailler autour de la thématique du corps et de l’écriture comme “maison de l’âme”, à partir de textes inédits de l’écrivain Linda Lê. Ce travail mènera à la projection d’un film, monté à partir des images tournées avec les différents participants lors des ateliers.

François Andès et Luiz Gustavo Carvalho

François Andes a été formé à l’école d’Arts Appliqués de Roubaix et l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles. Ses dessins ont été exposés à l’Institut Français de Tétouan, au Musée Bispo Do Rosario, et il est aussi lauréat d’une bourse de résidence à Casa França Brasil.

Le magazine Le Monde de la Musique présente le pianiste Luiz Gustavo Carvalho comme l’un des talents le plus prometteurs de notre époque. Il est le directeur artistique du Festival Artes Vertentes (Brésil) et a fait ses études à Belo Horizonte, à l’Université de Musique de Vienne et au Conservatoire Tchaikovski de Moscou.

Les dessins de François Andès prennent comme source d’inspiration et de réflexion, l’expérience d’un paysage sauvage et de ses processus de transformation, afin d’étudier les zones limitrophes entre espace sauvage et civilisé.

En tant que pianiste – interprète, Luiz Carvalho s’intéresse à la musique contemporaine et à comment les autres formes de manifestation artistiques, telles que le dessin, la photo ou le cinéma, peuvent collaborer avec un piano.

Les Préparatifs, réunit l’ensemble des recherches que François Alves et Luiz Gustavo Carvalho mènent autour des analogies entre les croyances, à travers le monde. Grâce à la résidence, les deux artistes vont créer une installation performative proche du théâtre d’ombres et de marionnettes avec un corpus sonore résultant de prises de sons dans Ho Chi Minh-Ville, et dans le delta du Mékong. L’objet final intitulé La traversée du désastre sera un film d’animation et présenté dans le cadre de la Biennale de Mons 2018.

Restitution le 7 février 2018 à Salon Saigon

Marine Bachelot Nguyen

Marine Bachelot Nguyen est auteuremetteure en scène. Après des études de Lettres et Arts du spectacle, elle travaille comme dramaturge pour le Théâtre de Folle Pensée. En 2009, elle obtient une bourse de création à la Chartreuse de Villeneuve-lèsAvignon. Pour son projet Les ombres et les lèvres sur la communauté LGBT au Vietnam, elle est lauréate d’une bourse Hors-lesMurs de l’Institut Français et d’une bourse Découverte du Centre National du Livre.

Elle est soutenue par le Théâtre National de Bretagne, où le spectacle est créé en 2016. Marine Bachelot Nguyen explore l’alliance de la fiction et du document, les croisements du corps et du politique, les questions féministes et postcoloniales. Dans ses textes et mises en scène, travail d’écriture et travail de plateau se nourrissent en permanence, dans le souci de trouver les moyens les plus justes pour que les écritures résonnent, deviennent vivantes dans l’espace public.

Entre Vietnam, France et Russie, le spectacle de Marine Bachelot Nguyen part à la recherche de nos mémoires familiales, de leurs non-dits, de leurs bruits et silences, de leurs liens à la grande Histoire. Observer comment les grandes idéologies (colonialisme, christianisme, communisme, capitalisme) se sont entrelacées dans nos biographies et dans nos corps. Marine Bachelot Nguyen travaillera avec les comédiens François-Xavier Phan et Marina Keltchewsky. La résidence à Ho Chi Minh-Ville donne la possibilité au collectif d’écrire et de construire des performances théâtrales, à partir de ces matériaux reliant l’intime et le politique, restituées au Vietnam comme en France.

Restitution le 6 mars 2018 à l’IDECAF

Perrine Lievens

Perrine Lievens est diplômée des Beaux-Arts de Paris. Elle a effectué plusieurs résidences (Fonderie Darling à Montréal, villa Kujoyama au Japon). Elle a reçu le prix de sculpture de l’Académie des Beaux-Arts, le prix LVMH et le prix Hiscox. Entre autres, elle a exposé dans les jardins de l’Elysée pour les journées européennes du patrimoine, à la Maison Rouge, au FRAC Languedoc-Roussillon, à La Panacée de Montpellier… Elle est représentée par la galerie Von Bartha, à Bâle (Suisse).

Attentive à respecter le génie propre desmatériaux, Perrine Lievens joue de leur pouvoir d’évocation pour faire jaillir du sens. Comment « déployer le matériau » pour « déployer l’imaginaire » ? Son goût pour la fragilité et l’insaisissable l’expose souvent à de véritables défis techniques. Ses œuvres proposent une relecture sensible du réel, invitant le spectateur à faire l’expérience d’un monde réinventé.

Dans la continuité d’un travail initié il y a une dizaine d’année à Hanoi, cette résidence sera l’occasion d’observer le mouvement des objets dans la ville et les situations poétiques nées de ces rencontres. Elle débouchera sur une exposition intitulée 125 centimètres cubes. Le titre de l’exposition fait écho à la vie trépidante des deux-roues et le rythme qu’ils imposent à la ville, mais annonce également un volume à investir et les possibles dimensions d’une série de sculptures qu’il contiendrait.

Sébastien Ly

Danseur et chorégraphe d’origine vietnamienne, Sébastien Ly se forme au Centre National de Danse Contemporaine d’Angers. Il travaille ensuite avec le Centre Chorégraphique National de Nantes, sous la direction de Claude Brumachon. Il est titulaire du Diplôme d’État de professeur de danse contemporaine et propose des ateliers à divers publics. Il a notamment dansé au sein du Punchdrunk Theatrical de Londres, au Centre National d’Art Contemporain de la Villa Arson, à la Collection Lambert d’Avignon et au Festival Avis de Turbulences au Théâtre de l’Etoile du Nord – Scène Conventionnée Danse.

Les chorégraphies de Sébastien Ly se caractérisent par sa volonté d’ouvrir des espaces poétiques sur scène, dans l’espace public et directement dans les corps à travers des actions artistiques auprès de publics divers. Si le silence et les espaces nus ont sa prédilection, c’est pour affirmer le corps comme valeur suffisante en soi, dans une quête incessante de l’épure. À travers sa pédagogie, il pose le corps comme vecteur d’un rapport sensible au monde, à l’autre.

La résidence s’inscrit dans la lignée du travail engagé dès novembre 2016 et découle de Mémoires x mouvements, projet pilote soutenu par l’Institut français du Vietnam et présenté en novembre 2016 à l’ancienne Ecole Colette à Ho Chi Minh-Ville. Le Festival vise à participer à une dynamique artistique et culturelle à l’échelle de la ville, permettant des collaborations artistiques plurielles entre artistes français et vietnamiens de disciplines différentes : danse et arts plastiques, danse et littérature, danse et musique, danse et arts culinaires.

Lena Paugam

Lena Paugam, metteure en scène et comédienne, a débuté sa formation au Conservatoire à Paris. Elle a travaillé sous la direction de Caroline Marcadé, Yvo Mentens, Sylvain Lewitte et Denis Podalydès. Elle a interprété l’un des rôles principaux de L’Ombre des Femmes, long métrage présenté à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes de 2015, pour lequel elle a été nominée dans la catégorie « Révélations » aux Césars 2016. Elle est soutenue par La Scène Nationale de Saint-Brieuc.

Lena Paugam travaille sur les dramaturgies contemporaines et plus spécifiquement sur l’écriture de la dramaturge française Noëlle Renaude. Ses mises en scène en 2015 étaient consacrées à la jeunesse : elle a monté Le 20 Novembre de Lars Norén en immersion dans un lycée de St-Brieuc et Laisse la jeunesse Tranquille de Côme de Bellescize, à partir d’entretiens avec des jeunes de 18 à 25 ans.

A travers l’écriture d’une pièce de théâtre, Lena Paugam veut partir à la recherche des formes traditionnelles dans lesquelles il est coutume de représenter une œuvre majeure de la littérature vietnamienne : Kim Van Khieû de Nguyen Dû. Le spectacle racontera cette recherche d’une origine, d’un héritage inconnu et secret. En se nourrissant de la rencontre avec les traducteurs et commentateurs vietnamiens spécialistes de cette œuvre, elle souhaite mettre en scène ce spectacle. La résidence lui permettra de travailler avec un chœur d’acteurs vietnamiens afin d’interpréter des passages qui seront racontés en français par l’acteur François-Xavier Phan.

Restitution le 10 mai 2018 à l’IDECAF

Bruno Grasser

Bruno Grasser est diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts Décoratifs de Strasbourg en 2014 et titulaire du Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique. Il a présenté son travail dans le cadre d’expositions au musée d’art moderne et contemporain de Strasbourg, à la galerie Stapfelhus, à la biennale de la photographie à Mulhouse, aux Beaux-Arts de Montpellier et à la Fondation Schneider. Il est le lauréat 2016 du prix Art et Mémoire décerné par ANDRA, l’Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs.

Les installations de Bruno Grasser sont des fantômes émergeant d’une multiplicité de chronologies différentes, prenant à partie des sources, des histoires, des documents et des formes puisées dans ce nouveau continent numérique. Passionné par la science-fiction, le regard de l’artiste est marqué par une vision d’un monde en perdition, dans lequel l’urgence de le configurer se représente par une situation donnée à voir.

Mémoire flottante consiste à réaliser des maquettes d’architectures claquant comme des étendards dans le ciel d’Ho Chi Minh-Ville et mettant en scène son patrimoine architectural voué
à disparaître. Telles des banderoles revendiquant leur identité citadine, elles se donneront à voir comme pour négocier leur accès à la ville et leur intégration urbaine. Elles raconteront leurs conditions, en conquérant un morceau de ciel encore disponible échappant à l’abondant tissu urbain.

Nodey

Beatmaker et producteur des plus grands rappeurs français, Nodey ne cesse d’explorer son art du sampling. Il reçoit en 2015 son premier disque d’or pour la production du titre Chanson Française de Youssoupha. Il poursuit dernièrement une recherche musicale tournée vers les courants électroniques sans pour perdre pour autant sa touche hip hop.

Nodey développe ses compositions par le sampling et les agrémente par une touche électronique. Français d’origine vietnamienne, le prodige beatmaker a récemment utilisé l’influence de la musique vietnamienne traditionnelle et a échantillonné certains des albums vinyles vietnamiens classiques des années 60 pour donner un son français-asiatique unique à ses productions.

Les cinq titres de VinaSounds Vol.I, sorti en 2016, ont permis à Nodey de redessiner à sa manière la carte postale d’un Vietnam imaginaire. En collaboration avec le label de musique Piu Piu Records, Nodey vient à Ho Chi Minh-Ville pour travailler avec des artistes urbains et enregistrer avec des chanteurs vietnamiens. Il effectuera également une recherche sur les musiques et instruments traditionnels vietnamiens pour les incorporer dans ses compositions.

Eddie Ladoire

Plasticien et compositeur, Eddie Ladoire a suivi un double parcours aux Arts Appliqués et au Conservatoire de Bordeaux. Auteur de pièces radiophoniques, notamment pour France Musique, il a aussi exposé dans de nombreux centres d’art tels que le Centre Pompidou, le Muntref Centre d’Art Contemporain de Buenos Aires, City Sonics à Bruxelles, à Montréal… Il réalise des créations sonores pour des scénographies d’exposition, compose des bandes-son pour le cinéma, la télévision et a aussi développé des projets de ciné-concerts.

Eddie Ladoire déploie ses projets au sein d’Unendliche Studio, son agence de production. Il s’intéresse particulièrement aux sons du quotidien que l’on entend sans y prêter réellement attention et valorise les bruits, même les nuisances sonores. Depuis plusieurs années, il développe la série Intimité dans laquelle il utilise les propriétés et les différentes matières sonores des architectures et des villes.

Captant les mutations de la ville d’Ho Chi Minh-Ville et de sa région, son développement accéléré et son expansion par un travail de prise de sons et de composition, Intimité vise à révéler au public des ambiances sonores disparues, recouvertes ou nouvelles. La pollution sonore est-elle compensée par l’aménagement d’espaces verts et piétons, de zones de respiration ? Y a-t-il des espaces de résonances, de silence, dans cette ville réputée bruyante et vrombissante?  Intimité(s)#7 dévoile l’identité sonore actuelle de la ville, et en fixe l’image sonore caractéristique.

Maxime Brygo

Né en 1984 à Dunkerque, Maxime Brygo est diplômé de l’atelier photographie de La Cambre, École nationale supérieure des arts visuels de Bruxelles. Il a notamment exposé au Centre Régional de la Photographie, au Musée des Beaux-Arts de Calais et au WE Project de Bruxelles. Il est le lauréat du Prix de la Photographie de la Maison Blanche de Marseille en 2011 et 2012. Il est soutenu par la DRAC des Hauts-de-France.

Maxime Brygo questionne notre rapport à l’Histoire et aux mythes en explorant un patrimoine méconnu ou en devenir, porteur d’histoires vécues et légendaires qui participent de la construction d’un récit collectif. Ses photos et installations s’élaborent à partir des territoires qu’il
arpente et se nourrit de l’histoire officielle autant que d’histoires racontées. Récemment, il a prolongé son approche photographique par le son et la vidéo.

Maxime Brygo envisage de développer le second volet de Pavillons et totems, installation photographique et sonore sur le territoire de l’ex-bassin minier franco-belge. Opérant une translation vers le Vietnam (sur une zone qui s’étend de Vung Tàu aux environs de Tây Ninh) l’enjeu de son travail réside dans la rencontre fortuite de deux territoires, deux populations, deux cultures, deux langages, de leurs similitudes, de leurs disparités. L’œuvre invite le visiteur à considérer des sites variés et à se plonger dans les histoires auxquelles ces derniers font écho.

Myriam Dao

Myriam Dao est plasticienne et chercheuse indépendante. Elle a été formée à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris et a notamment exposé au Centre International des Récollets, à la Maison de la Photographie (Paris) et au Musée de la Photographie de Grèce. Une résidence d’artiste Hors les Murs offerte par la Villa Médicis dans la région du Fleuve Rouge au Yunnan lui a permis d’initier le projet artistique Élévation, sur le paysage des rizières en terrasses.

Son travail donne une place à des cultures et histoires restées en marge, aux territoires qui n’existent plus que dans l’imaginaire. Elle étudie particulièrement la relation de l’homme avec son paysage. Les œuvres qu’elle construit tentent de prendre en considération et le lieu, et l’audience. Elles questionnent les représentations, l’identité et les codes culturels tant ceux du monde global que ceux de territoires considérés comme appartenant au « local ».

La science divinatoire combine espace et temps. L’homme y est placé en rapport avec le futur : quel impact a-t-elle au quotidien dans la vie des Vietnamiens ? L’art peutil l’interroger et/ou donner de la visibilité à l’invisible, et faire un pont entre passé et futur, comme le faisait le devin ? La résidence permettra à Myriam Dao de créer une installation ou une performance conçue spécialement pour le lieu qui l’accueillera, à partir de médias pluriels.

Dominique Rolland

Dominique Rolland est anthropologue et historienne. Elle est diplômée d’un doctorat en anthropologie de l’EHESS. Elle est maître de conférences à l’Institut national des langues et civilisations orientales. Elle est une des porteuses du projet interuniversitaire « Enseigner l’écrit à des publics faiblement ou non lettrés », et a longtemps collaboré au magazine bimestriel Le Français dans le monde, notamment à son supplément Francophonies du Sud.

Les deux premiers livres de Dominique Rolland (De sang mêlé, et la Tonkinoise de l’île de Groix), ont fait l’objet d’une adaptation scénique, performance textuelle, graphique et musicale. Les textes empruntent à la mémoire familiale eurasienne de l’auteure qu’elle croise avec des documents d’archives. Elle oriente ses recherches sur les questions de métissage et des identités plurielles dans le contexte colonial et postcolonial, notamment en Indochine.

Le projet veut suivre les traces saïgonnaises de Nguyen An Ninh, journaliste et homme politique anticolonialiste qui eut une influence déterminante dans la prise de conscience des vietnamiens pour penser leur indépendance.

La résidence consistera à mener, avec des artistes vietnamiens, une recherche à la rencontre de ses descendants. La collecte réunira dessins, documents d’archives, entretiens, photos, et servira de base à un ouvrage illustré, et à une performance textuelle et graphique. Dominique Rolland travaillera avec Clément Baloup, auteur de bandes dessinées, notamment de la série Mémoires de Vietkieu. Ses œuvres ont été primées de nombreuses fois dans des festivals de BD.

Caroline Guiela Nguyen

Le programme de résidence a permis à la metteuse en scène Caroline Guiela Nguyen (artiste associée à la Comédie de Valence et au théâtre de l’Odéon) et sa compagnie Les Hommes approximatifs de concevoir, à l’occasion de séjours en 2015 et 2016, la pièce de théâtre Saigon. Immense succès du Festival d’Avignon 2017, le spectacle, qui met en scène les viet kieu de 1956 et le retour de certains d’entre eux en 1996, aborde l’histoire francovietnamienne sous l’angle du déracinement. Il est en tournée internationale jusqu’en 2019.

La presse en parle

 

KillASon

Rappeur, beatmaker et danseur, KillASon s’est rendu au Vietnam dans le cadre du French Miracle Tour 2017. La résidence lui a permis de composer et d’enregistrer un titre en collaboration avec le groupe vietnamien de musique rap 95G. Le résultat a été présenté pour la première fois en live sur la scène du Piu Piu qui diffuse les musiques urbaines dans la mégalopole vietnamienne.

 

t.r.a.n.s.i.t.s.c.a.p.e

La compagnie t.r.a.n.s.i.t.s.c.a.p.e a été accueillie en résidence à Ho Chi Minh-Ville. Une collaboration avec la reine vietnamienne du hip hop Suboi et le compositeur Teddy Chilla a débouché sur un spectacle à l’opéra dans le cadre du festival Europe meets Asia in Contemporary Dance. Une exposition participative a également été présentée au Musée des Beaux-Arts.

La presse en parle

 

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